Le blog...

Laisser une trace...

... C'est témoigner de sa présence.

Interpréter un morceau sous-entend d'y déposer son âme, son timbre, son élan?
Il est essentiel pour le chanteur de livrer son message à sa manière et non "à la manière de".

Les clés sont diverses et variées, mais il n'y a qu'une serrure !

On peut agir sur la technique vocale mais ce qui va toucher le public, c'est la trace émotionnelle. C'est ce petit quelque chose de plus, qui dépend de la qualité de présence de l'interprète. Tant que l'on ne s'approprie pas son répertoire au point de s'en détacher, tant qu'on ne libère pas son chant, on reste en dessous, on reste un imitateur.
Faire le pas supplémentaire, c'est se dévoiler en utilisant la technique à bon escient, sans figer son chant dans des tics méthodiques parasitant la voix pure. Cela nécessite de laisser la timidité, la peur, le jugement au vestiaire et de sortir en pleine lumière. Mais alors: quelle victoire, quelle joie pure et directe. "Tu l'as tellement bien interprété que j'ai oublié l'original", cela pourrait être le plus beau compliment qu'on puisse vous faire à la fin d'un concert.

Le souffle...

... Une énergie qui se disperse!

Le chanteur utilise l'air comme un combustible qui va lui permettre de projeter sa voix, de mettre en valeur la vibration effectuée au niveau des cordes vocales pour l'amplifier et la diriger vers le public souhaité. Ce combustible n'est pas illimité et il est nécessaire de recharger la machine au moment opportun et sans trop de perte.

L'intelligence du monde végétal peut nous fournir de bonnes indications sur ce qu'il est à mettre en place afin d'économiser l'air, cette ressource renouvelée à chaque cycle respiratoire. Le chanteur se doit de faire ses gammes, c'est-à-dire d'appréhender ses différents débits d'air, de les maîtriser dans le temps de l'expiration pour développer son potentiel expressif. L'aigrette du pissenlit libère progressivement ses akènes à plumes pour avoir plus de chances de se reproduire (il n'y a pas d'âge pour apprendre !). A l'instar de cette fleur sauvage de nos jardins, nous devons libérer notre combustible dans des proportions économiques pour obtenir l'effet désiré. On ne chante pas une balade comme un rock ! Un reggae comme une chanson à texte.
Soufflez à présent cette fleur de pissenlit et laissez durer le plaisir? Vous apprendrez ainsi à contrôler votre respiration de chanteur !

Chanteurs...

... Prenez exemple sur le paon !

Un des principaux challenges du chanteur en scène est de parvenir à laisser de côté certains éléments de sa personnalité (conditionnements, stratégies de l'égo, limitations diverses, histoire personnelle?) et de laisser émerger son expression artistique dans toute sa pureté et toute sa complétude.

Cela signifie lâcher les peurs, les jugements sur soi, sur autrui, être capable de faire sa roue, tel le paon qui étale sa splendeur et parade tranquillement en offrant sa beauté au monde. C'est un énorme challenge qui nécessite d'aller rencontrer ses ressources de confiance, ses vibrations d'amour et de laisser de côté timidité, manque d'estime de soi et peur du jugement.

Le public ne veut pas se reconnaître, il veut du magnifique !