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Garder son axe

Qui est-ce qui chante quand je chante ?

Souvent, dans ma pratique professionnelle, je suis confrontée à toutes sortes d'énergies que je ressens auprès des musiciens, des techniciens. Chacun est concentré, fixé, figé dans son attitude. Le technicien court partout, branche, câble, interpelle plus ou moins discrètement; le musicien accorde son instrument, effectue les essais de son ou ses amplis, pédale d'effet, rack de sons... Et le chanteur essaie au milieu de ce doux vacarme, de rester concentré, de se détendre, de garder sa confiance puisque lorsque le public sera dans la salle, c'est sur lui que tous les regards vont se poser. C'est aussi lui qui devra créer le lien et assumer l'avant-scène.

Comment, dans ces conditions difficiles, maintenir la conscience et l'attention à la profondeur, à l'élan créatif et garantir que l'édifice vocal tienne le choc de tous ces parasitages en deça de la prestation scénique ?
Ce sont dans ces moments-là que les plus précieux conseils et souvent les plus simples trouvent toute leur utilité. Se râcler la gorge, renifler, se gratter la tête ou triturer du bout des doigts un bout de sa chemise sont des gestes qui ont toujours desservi la confiance et l'ancrage surtout lorsqu'ils sont perçus par le public comme un manque de confiance. Dire 3 banalités vient rajouter de la confusion.

Je vous propose plutôt de garder votre axe et de choisir l'ancrage à la terre. Se connecter directement à ce qui va donner à notre corps la sensation de calme intérieur, de confiance à l'instant et en ses capacités. Respirer profondément, faire redescendre l'énergie dans les pieds, mettre du poids dans le bas du corps... Cela suffit.
On peut commencer un concert de cette manière et se présenter au public à la fin du premier morceau, lorsque la pression est redescendue. Alors tout est beaucoup plus simple. Et en général, les mots trouvent plus facilement leur chemin et leur pertinence.

Chanté / Santé ?

Où comment chanter peut nous aider à préserver la santé

Chanter, c'est faire vibrer les cordes vocales soumises à un influx nerveux et à un courant d' air provenant de la respiration. Nous avons presque tous joué, enfants, à faire vibrer un brin d'herbe entre nos deux pouces et à en tirer un son très oscillant. Que se produit-il ? Une vibration. Cette vibration peut être décrite par une fréquence Hz.Tout ce qui est vivant est vibration. Pour plus d'infos, se référer aux travaux sur le sujet en physique, physiologie et anatomie facilement accessibles sur Internet. En stimulant nos fréquences de santé, nous pouvons tout autant stimuler notre pouvoir d' être en " bonne santé ".

Que se produit-il exactement ? Nous chantons une ou plusieurs notes lorsque nous interprétons une mélodie ou lorsque nous faisons du chant libre intuitivement. Ces notes sont des fréquences, plus ou moins élevées. Les ultrasons, par exemple vibrent tellement hauts que nous ne les percevons plus, ce qui n'est pas le cas des chiens ou des dauphins. Les infrabasses, de la même manière, ne sont plus que vibration et lors de certains concerts, on peut ressentir ces ondes très puissantes dans le ventre par exemple.
C'est un fait prouvé, les virus et les bactéries ont des fréquences de vibration très basses. Plus nous allons élever notre taux vibratoire, plus nous allons nous éloigner de ces fréquences.
Pour faire court, chanter est un excellent moyen de se faire du bien. La joie, l'amour, le partage vibrent haut. Le texte d' une chanson qui nous touche, augmenté par la mélodie et les accords de la musique, nous emporte dans les hautes sphères du bien-être. Ne se marie-t-on pas en musique ? On fête une naissance, un anniversaire en chanson !
Aussi, faites vous plaisir et chantez pour le plaisir de VOUS faire du bien, choisissez un morceau qui génère en vous joie, douceur, dynamisme et GO !!!! Boostez votre propre capacité à augmenter vos fréquences vibratoires, utilisez toutes les applications à votre disposition sur le net, karaokés et guides divers. Pas de limite au plaisir !

Laisser une trace...

... C'est témoigner de sa présence.

Interpréter un morceau sous-entend d'y déposer son âme, son timbre, son élan?
Il est essentiel pour le chanteur de livrer son message à sa manière et non "à la manière de".

Les clés sont diverses et variées, mais il n'y a qu'une serrure !

On peut agir sur la technique vocale mais ce qui va toucher le public, c'est la trace émotionnelle. C'est ce petit quelque chose de plus, qui dépend de la qualité de présence de l'interprète. Tant que l'on ne s'approprie pas son répertoire au point de s'en détacher, tant qu'on ne libère pas son chant, on reste en dessous, on reste un imitateur.
Faire le pas supplémentaire, c'est se dévoiler en utilisant la technique à bon escient, sans figer son chant dans des tics méthodiques parasitant la voix pure. Cela nécessite de laisser la timidité, la peur, le jugement au vestiaire et de sortir en pleine lumière. Mais alors: quelle victoire, quelle joie pure et directe. "Tu l'as tellement bien interprété que j'ai oublié l'original", cela pourrait être le plus beau compliment qu'on puisse vous faire à la fin d'un concert.

Le souffle...

... Une énergie qui se disperse!

Le chanteur utilise l'air comme un combustible qui va lui permettre de projeter sa voix, de mettre en valeur la vibration effectuée au niveau des cordes vocales pour l'amplifier et la diriger vers le public souhaité. Ce combustible n'est pas illimité et il est nécessaire de recharger la machine au moment opportun et sans trop de perte.

L'intelligence du monde végétal peut nous fournir de bonnes indications sur ce qu'il est à mettre en place afin d'économiser l'air, cette ressource renouvelée à chaque cycle respiratoire. Le chanteur se doit de faire ses gammes, c'est-à-dire d'appréhender ses différents débits d'air, de les maîtriser dans le temps de l'expiration pour développer son potentiel expressif. L'aigrette du pissenlit libère progressivement ses akènes à plumes pour avoir plus de chances de se reproduire (il n'y a pas d'âge pour apprendre !). A l'instar de cette fleur sauvage de nos jardins, nous devons libérer notre combustible dans des proportions économiques pour obtenir l'effet désiré. On ne chante pas une balade comme un rock ! Un reggae comme une chanson à texte.
Soufflez à présent cette fleur de pissenlit et laissez durer le plaisir? Vous apprendrez ainsi à contrôler votre respiration de chanteur !

Chanteurs...

... Prenez exemple sur le paon !

Un des principaux challenges du chanteur en scène est de parvenir à laisser de côté certains éléments de sa personnalité (conditionnements, stratégies de l'égo, limitations diverses, histoire personnelle?) et de laisser émerger son expression artistique dans toute sa pureté et toute sa complétude.

Cela signifie lâcher les peurs, les jugements sur soi, sur autrui, être capable de faire sa roue, tel le paon qui étale sa splendeur et parade tranquillement en offrant sa beauté au monde. C'est un énorme challenge qui nécessite d'aller rencontrer ses ressources de confiance, ses vibrations d'amour et de laisser de côté timidité, manque d'estime de soi et peur du jugement.

Le public ne veut pas se reconnaître, il veut du magnifique !